Paroles de bénévoles (3)

Odile (60 ans) : dans le groupe des BAtreiziens… "Nous habitions en région parisienne où j'exerçais comme secrétaire médicale. J'ai suivi mon mari à la suite d'une mutation professionnelle à Aubagne. J'avais arrêté mon activité et je m'ennuyais à la maison.

Odile (60 ans) : dans le groupe des BAtreiziens…

J'ai vu une annonce sur internet sur laquelle il était mentionné que la BA cherchait des bénévoles. Mon dossier ayant été accepté, dans un premier temps j'ai participé à la collecte; puis je me suis investie dans l'informatique et aujourd'hui je suis à la distribution. Ce qui m'a intéressé c'est tout d'abord l'aspect humanitaire de la démarche. Puis je me suis aperçue que nous pouvions faire des rencontres sympathiques. Par le biais de la randonnée ou de la culture nous nous voyons avec d'autres bénévoles en dehors de la BA. Pour des visites de musées par exemple.

Et chez les marcheurs notre groupe a été baptisé les BAtreiziens !..."

 

Théodore (74 ans): j'ai perdu 10 kilos !

Je suis tout neuf à la BA. Cela date exactement du 6 novembre 2013. J'avais l'habitude de promener entre Michelis et La Pomme. Je voyais donc régulièrement la noria de camions tourner dans les parages. Un après-midi j'ai décidé de sonner mais c'était fermé. J'ai relevé le numéro de téléphone et c'est parti !
Si j'avais su, je serais venu bien avant. Je suis moniteur d'auto-école retraité et je me laissais vivre. La manutention cela fait beaucoup de bien. J'ai perdu 10 kilos depuis que je suis à l'entrepôt. En fait, c'est la BA qui m'a rendu service et pas le contraire. Deux ou trois fois par semaine je viens donc donner de mon temps mais pas en dilettante. Le bénévolat n'exclue par le sérieux. Moi, je viens ici pour bosser. D'ailleurs, je ne me suis jamais fait reprendre à un contrôle, j'y mets un point d'honneur. Et je rouspète quand les choses ne tournent pas rond. Ce n'est pas pour rien que les dames veulent travailler avec moi. Elles savent que la bonne humeur peut faire bon ménage avec la rigueur… 

Dany (66 ans) : le bénévolat était programmé…

Le bénévolat, je l'avais programmé quand j'étais en activité. Je me suis tout d'abord occupée des "Bibliothèques sonores". Il s'agit d'enregistrer des CD pour les non-voyants. Mais il n'y avait aucun contact avec les bénéficiaires. Je me suis ensuite intéressée aux visiteurs de prisons mais je n'ai pas finalisé. Et en 2008 le hasard m'a fait tomber sur une annonce dans la revue du CG "Accent".
Après une première collecte je me suis présentée à l'entrepôt. Une semaine plus tard je débutais à la distribution. J'y ai fait mes classes pendant un an avant de me retrouver à l'accueil où je reçois les associations qui viennent récupérer leur commande. Ce qui est nouveau c'est le contact avec les bénéficiaires. On fait des rencontres. On partage un repas avec l'Armée du Salut. C'est sympa et cela permet de relativiser nos propres problèmes. Même si j'ai appris à le faire très tôt durant ma carrière professionnelle à l'Institut Paoli-Calmette…

René (64 ans) : cinq jours par semaine !


Je suis retraité de La Poste. Pendant 20 ans j'ai été éducateur de football. J'ai eu toutes les catégories d'âge et même des féminines. Ensuite, de 2001 à 2005 j'ai fait du bénévolat à l'ACLAP; je m'occupais de personnes âgées. C'est une activité usante. Par l'intermédiaire d'un copain du club de boules de la Grande Bastide, j'ai ensuite entendu parler de la BA. Et depuis 2011 je viens tous les matins. Quatre jours à la distribution et le mercredi aux ateliers 3P de Jackie.
Ce qui me motive pour tout dire c'est la bonne ambiance qui règne à l'entrepôt. On se marre bien même si on prend notre tâche à cœur. Il faut dire que si tu fais tomber un paquet de pâtes c'est moins grave que si un gamin se blesse à l'entraînement ! En fait on a le sentiment d'être utile tout en se distrayant. Et puis il y a le relationnel qui s'instaure avec les responsables d'assos. Et là on peut mesurer ce que le mot bénévole veut vraiment dire…

Claude (60 ans) : s'il fallait pointer, je pointerais…


J'étais passablement désoeuvré après quelques revers de fortune; et comme j'habitais en face la BA, j'ai tout d'abord fait une démarche personnelle, pour me procurer une occupation. Je voulais sortir de la vacuité et avec le recul je me dis que c'est vraiment l'endroit qu'il me fallait. Depuis trois ans maintenant, à raison de cinq jours par semaine, j'essaie d'apporter ce que je peux. Mais honnêtement, j'ai l'impression de  recevoir davantage. Si c'était à refaire, je le referais sans hésiter. J'ai été chauffeur, puis je me suis retrouvé à la distribution. Aujourd'hui j'ai plus particulièrement la responsabilité de la zone du lait. Je considère aussi  cet engagement comme un véritable job. A l'entrepôt l'ambiance est vraiment détendue, même si nous restons conscients du sérieux de notre tâche. Ce n'est pas le climat d'une entreprise, mais je reste soucieux et respectueux de la hiérarchie. Je crois que s'il fallait pointer je pointerais…